Le risque n’est pas seulement de recevoir trop peu de commandes. C’est aussi d’en recevoir au mauvais moment, avec un délai que l’équipe ne peut pas tenir. Un bouton « Commander » ne suffit pas. Le parcours doit relier le choix du client à la préparation, au conditionnement et au retrait, sans créer une deuxième organisation parallèle au restaurant.
Construire une carte adaptée au transport
Choisissez les produits qui supportent le délai et l’emballage. Un plat réussi en salle peut mal voyager. Faites un essai complet : préparation, fermeture du contenant, trajet fictif puis dégustation. Précisez les portions, les accompagnements inclus et les options. Un client doit pouvoir comprendre ce qu’il recevra sans appeler pendant le service.
Commencez avec une carte maîtrisable. Trop d’options et de combinaisons augmentent les risques d’erreur. Donnez à la cuisine un moyen simple de suspendre un produit indisponible. La rupture doit apparaître avant le paiement, pas seulement quand le client arrive.
Limiter les créneaux selon la capacité réelle
Définissez une capacité par créneau avec l’équipe. Le volume acceptable dépend des équipements, des plats et de la salle déjà remplie. Prévoyez une marge pour les imprévus et un bouton de suspension du service si l’outil le permet. Le responsable doit savoir qui peut l’utiliser et dans quelles situations.
| Étape | Règle à décider |
|---|---|
| Commande reçue | Acceptation automatique ou validation par l’équipe ? |
| Heure de retrait | Créneau choisi ou délai annoncé après validation ? |
| Cuisine chargée | Réduire la capacité, décaler ou fermer la commande. |
| Client en retard | Point de retrait et personne à contacter. |
| Incident de paiement | Ne préparer qu’après le statut convenu avec le fournisseur. |
Comparer les coûts au-delà de la commission
Recensez l’abonnement, les frais de paiement, les commissions éventuelles, les emballages et le temps de traitement. Une offre « sans commission » peut garder un abonnement ou des frais de transaction. Comparez le coût par commande et le résultat restant après les charges variables, sur des hypothèses clairement notées.
Exemple fictif : si les coûts supplémentaires d’une commande représentent 4 € et que vous en prévoyez 100, la dépense correspondante est 400 €. Ce calcul ne mesure pas votre marge réelle tant que les matières, le travail et les autres coûts pertinents ne sont pas renseignés. Faites la comparaison avec vos propres données.
Tester de la commande au comptoir
Effectuez des essais avec une option, une rupture et une annulation dans le cadre de test fourni par l’outil. Contrôlez le reçu du client et ce que voit l’équipe. Le statut « demande reçue » ne doit pas ressembler à une confirmation définitive si une validation reste nécessaire. Les liens de commande de votre fiche Google doivent mener au bon parcours.
- Coordonnées et lieu de retrait visibles.
- Produits et créneaux indisponibles correctement bloqués.
- Confirmation reçue par le client et par l’équipe.
- Procédure d’incident écrite avant ouverture.
Questions pratiques
Faut-il remplacer la caisse ?
Pas systématiquement. Examinez d’abord les connexions disponibles et le risque de ressaisie entre les outils existants.
Peut-on promettre un retrait immédiat ?
Seulement si l’organisation le permet. Un délai réaliste et bien expliqué est préférable à une promesse que l’équipe ne peut pas tenir.
Sources et repères
Ces documents précisent les règles et repères techniques cités. Les méthodes et exemples proposés dans ce guide sont ceux de Norpat.
- Google — Liens de menu, réservation et commande ↗
Google documente les liens de menu, de réservation et de commande disponibles sur les fiches éligibles.
